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L’intelligence artificielle, meilleure avocate de la semaine de 4 jours ?

L'intelligence artificielle démocratisera t-elle la semaine de 4 jours ?
© simonkr via iStock

Les salariés espèrent tirer de l'intelligence artificielle un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment grâce à des semaines de travail plus condensées.

Non, l’intelligence artificielle ne va pas (intégralement) remplacer les travailleurs humains. Mais elle leur permet de s’affranchir de tâches à faible valeur ajoutée, redondantes et chronophages. Selon une étude menée par OpinionWay pour Slack en décembre, 55% des employés de bureau estiment « qu’une partie de leur travail » sera réalisée par une IA générative d’ici un an. Une perspective qui en réjouit plus d’un. Ainsi, un quart d’entre eux souhaiteraient voir 30% de leurs missions quotidiennes réalisées grâce à l’IA générative. Une sous-traitance qui leur fera gagner du temps. 41% des personnes interrogées prévoient que 15% de leur travail puisse être réalisé par une IA. Soit 1 heure par jour ou 3 jours par mois, précise l’étude.

Que faire de tout ce temps ? C’est là que les opinions des dirigeants et des salariés divergent. Les premiers y voient un gain de productivité. Une étude réalisée par l’entreprise Ivanti montre ainsi que 6 dirigeants sur 10 estiment que le principal avantage de l’IA réside dans l’augmentation de la productivité des collaborateurs. Et la possibilité de leur confier de nouvelles missions à haute valeur ajoutée, pendant que l’IA joue « les petites mains ».

Gagner en productivité pour gagner en qualité de vie

Les salariés, eux, souhaitent profiter de ce temps retrouvé… en-dehors de l’entreprise. 74% des personnes interrogées par OpinionWay pour Slack disent ainsi que les gains de productivité liés à l’IA leur donne envie de passer à la semaine de 4 jours. C’est particulièrement vrai pour les 18-34 ans, qui sont 80% à se prononcer en faveur d’une semaine de travail plus resserrée. Particularité : managers et collaborateurs font jeu égal sur cette question.

« 66% des Français veulent passer le temps gagné grâce à l’IA auprès de leurs proches, souligne Nicolas d’André, directeur de Slack France. Nous devons garder en tête que les jeunes générations peuvent avoir d’autres attentes concernant l’organisation du travail. L’équilibre vie pro/perso doit être pris en compte dans l’équation. Et l’IA est aussi un outil permettant aux salariés d’organiser leur temps de travail. »

Partager le temps libéré

Au moment de déployer massivement l’intelligence artificielle, les entreprises doivent donc se poser la question de l’objectif poursuivi. Et de la manière dont elles répartiront la valeur produite. Les salariés souhaitent percevoir une partie de la valeur financière créée par les entreprises. Ils espèrent aussi que ce partage plus équitable concernera le temps libéré par l’IA. Et expriment clairement leurs craintes à ce sujet : l’étude menée par Ivanti note que les employés de bureau sont 6 fois plus nombreux que les autres à estimer que l’IA générative va bénéficier aux employeurs plutôt qu’aux collaborateurs.

Pour éviter le désalignement, « les dirigeants doivent communiquer clairement sur leur stratégie IA et la façon dont elle affecte le futur de l’expérience, de la productivité et de l’évolution de carrière des collaborateurs », recommande le Dr Srinivas Mukkamala, Chief Product Officer d’Ivanti. « Sans le soutien des collaborateurs et la surveillance de l’IA générative, les entreprises mettront du temps à en récolter les fruits. »

Mélanie Roosen & Géraldine Russell

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