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L’investissement dans les start-up européennes de la cybersécurité résiste au 1er trimestre

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Selon Axeleo Capital, les start-up européennes de la cybersécurité ont moins souffert que les autres du climat économique morose au premier trimestre.

Tels des roseaux, les start-up de la cybersécurité plient mais ne rompent pas. Alors que les investissements dans les start-up européennes ont subi une forte baisse en ce début d’année par rapport à la même période l’année dernière (-58% selon Sifted) et que la French Tech est tout particulièrement touchée (-68%, a relevé le fonds Newfund), les start-up de la cybersécurité parviennent à limiter la casse. Au premier trimestre 2023, elles ont levé 408 millions d’euros, contre 580 un an auparavant, soit une chute de « seulement » 30%, selon l’index européen de la cybersécurité tenu par Axeleo Capital.

La cybersécurité dénote donc dans le marasme actuel du capital-risque. Le secteur, porté par une conjoncture géo-économique qui lui est propice, attire les investisseurs. C’est particulièrement vrai pour les fonds spécialisés dans l’early stage, de plus en plus nombreux sur le créneau. D’autant que le recul des fonds levés est plus important que celui du nombre d’opérations réalisées (-20%), témoignant d’une baisse du ticket médian.

Le temps de la consolidation ?

Une tendance qui pénalise particulièrement les entreprises les plus matures. La majorité des fonds (57%) sont cependant levés par les entreprises early stage. Signe que le secteur est « dynamique », se réjouit Axeleo Capital… mais aussi qu’il doit encore gagner en maturité pour rivaliser avec les poids lourds américains.

Côté secteurs, la threat intelligence s’est révélée être le segment le plus dynamique ce trimestre (23% des opérations), devant les solutions de prévention de la fraude (12%) et, ex aequo, les offres de management des accès et de l’identité et de sensibilisation au risque (10%). « Ces secteurs voient clairement beaucoup de jeunes start-up émerger alors que les autres [sécurité des données, IOT et hardware] sont plutôt en phase de consolidation », analyse Axeleo Capital.

La France en embuscade

Indétrônable, le Royaume-Uni reste la locomotive européenne de la cybersécurité. Avec 11 opérations – près du double de l’Allemagne, qui arrive en deuxième position – et 189 millions d’euros levés par les start-up britanniques, le pays est la place forte du secteur en Europe.

La France, elle, ne s’en sort pas si mal. Certes, elle n’a hébergé que 5 tours de table mais les start-up tricolores ont rassemblé pas moins de 164 millions d’euros, soit 40% des fonds levés sur l’ensemble du continent ! Et Ledger, qui a effectué un tour complémentaire de 100 millions d’euros, est l’arbre qui cache la forêt. « Sesame IT et Egerie ont également réussi à sécuriser d’impressionnants montants lors de leurs levées de fonds », note Axeleo Capital. La preuve que l’Hexagone peut compter sur des leaders mais aussi sur tout un écosystème robuste.

Mélanie Roosen & Géraldine Russell

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