31 octobre 2022 : ce qu’il faut retenir de l’actu éco & business

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Hausse des taux, amortisseur énergie et stratégie nationale de cybersécurité : voici le meilleur des décryptages économie et entreprises de la semaine dernière.

Qu’avez-vous loupé la semaine dernière ? Voici notre revue de presse hebdomadaire : un concentré de décryptages économie et entreprises !

Économie

En bref

Actualité chargée sur le front économique cette semaine avec la Banque centrale européenne qui a une nouvelle fois remonté ses taux directeurs de 75 points de base. Une hausse qui doit permettre de juguler l’inflation, qui a atteint 6,2% sur un an en France et frôle les 10% en Europe. De quoi raviver le débat autour de l’indexation des salaires sur l’inflation, porté à l’Assemblée par la Nupes. Mais dans son allocution télévisuelle réalisée mercredi dernier, Emmanuel Macron a fermé la porte à cette proposition qui « entretien(drai)t la hausse des prix ». Autre prise de parole remarquée la semaine dernière, celle de Bruno Le Maire concernant la transition écologique qui doit être couplée à une transition économique. Le ministre de l’Économie souhaite ainsi « accélérer sur la construction des réacteurs nucléaires, sur le renouvelable, pour faire de l’Europe un grand continent électrique indépendant qui arrête de claquer de l’argent en pure perte pour les énergies fossiles que nous ne produisons pas ». Et ainsi combiner souveraineté industrielle, sécurité économique et croissance.

En détail

Investisseurs et financeurs

En bref

Les valorisations s’effondrent… une bonne nouvelle pour le private equity ? En tout cas, il faut davantage que le spectre d’une récession pour inquiéter les fonds d’investissement. Les opportunités dans le secteur naissent d’ailleurs des phases de turbulences, ce qui laisse espérer des retours importants à terme. D’autant que les fonds peuvent autant compter sur des mécanismes de protection (comme l’EBF ou le NAV financing) que sur la démocratisation du private equity pour doper leurs rendements. La période est aussi propice à de nouvelles exigences, comme la prise en compte des critères écologiques par les investisseurs. Le label ISR, indice de référence pour évaluer l’impact écolo-sociétal des fonds d’investissement, devrait ainsi être réformé pour gagner en crédibilité et en lisibilité.

En détail

Entreprises

En bref

Pour limiter l’impact de l’envolée des prix sur les entreprises et tout particulièrement les PME, Emmanuel Macron a annoncé un nouvel instrument : un « amortisseur énergie » doté de 12 milliards d’euros qui permettra à l’État de prendre en charge une partie du surcoût énergétique pour les PME, au-delà de 325 euros le MWh. Un dispositif pensé pour être un filet de sécurité mais complexe car taillé pour éviter l’explosion des dépenses publiques. Est-ce que cela suffira à éviter une vague de défaillances ? Rien n’est moins sûr : l’assureur Allianz Trade anticipe une hausse de 19% au niveau mondial et de 29% pour la France. Les PME peuvent néanmoins voir dans la période l’occasion d’accélérer leur transition écologique. Mais qui ne sera possible qu’à la condition de bénéficier de l’appui de leurs investisseurs.

En détail

Intelligence économique

En bref

Alors que la relocalisation de la production est devenue une priorité nationale pour sécuriser les approvisionnements, cela pourrait aussi permettre de relancer l’export… si les partenaires commerciaux de la France en avaient les moyens. Et c’est loin d’être une évidence : l’Allemagne et l’Italie, les principaux partenaires commerciaux de l’Hexagone, voient leur activité se contracter, ce qui pénalise les exportations tricolores. Autre risque économique pour les entreprises françaises : les menaces cyber. Les incidents de cybersécurité figurent d’ailleurs sur le podium des crises les plus difficiles à surmonter pour les PME, après les départs massifs d’employés et les catastrophes environnementales. Pour éviter cela, Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la Transition numérique, a présenté une feuille de route conséquente, qui comporte notamment le financement de 17 nouveaux projets innovants à hauteur de 39 millions d’euros et une autre enveloppe de 140 millions pour la formation de « milliers » d’experts en cybersécurité.

En détail

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