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Peut-on mesurer le bien-être au travail ?

Plusieurs personnes en train de s'étirer au travail
© Hispanolistic via iStock

Mesurer la qualité de vie et des conditions de travail au sein des entreprises paraît être un vaste défi, tant la question est subjective. Les équipes de Moha tentent de le relever… grâce à la technologie.

QVCT. Derrière ces 4 lettres, un enjeu de taille pour les entreprises. Celui de la qualité de vie et des conditions de travail qu’elles offrent à leurs équipes. Un terrain de jeu difficile, tant les règles varient d’une personne à l’autre. « Mais nous passons la majorité de notre temps en entreprise, rappelle Valentin Commarteau. Il est normal que celle-ci devienne une alliée de la qualité de vie. » Le jeune homme a co-fondé Moha avec Quentin Ryckewaert. C’est en licence de Staps que les deux amis ont choisi de répondre à ce qu’ils considèrent être l’une des problématiques majeures du système de santé actuel, en sortant du curatif pour se diriger vers le préventif. « Nous voulons faire de l’entreprise un environnement qui nous assure une bonne qualité de vie, et une santé durable. »

Redéfinir les normes du bien-être professionnel

Les deux cofondateurs expliquent que depuis le Covid, la notion de bien-être au travail a changé. On est sorti du cliché « baby-foot et fruits au petit-déjeuner » pour réellement entrer dans l’intime des collaborateurs. Alimentation, stress, sommeil, activité physique… « Notre objectif est de mesurer le bien-être physique, mental et relationnel – ce qui est la définition de la santé par l’OMS – pour normer les actions à mener en entreprise », explique Quentin Ryckewaert.

Numériser le bien-être pour pouvoir le mesurer

Pour y parvenir, les équipes ont développé des outils pour les organisations, mais qui sont à la disposition des salariés. Au programme : une plateforme disponible sous forme d’abonnement qui propose des questionnaires reposant sur une littérature scientifique (ou personnalisés pour une entreprise cliente grâce au partenariat avec des laboratoires spécialisés). Les données, anonymisées, sont ensuite analysées afin de mettre en place des actions pour combler les points de faiblesse. En se basant sur 6 items – l’évolution et l’égalité professionnelle, les pratiques managériales, les conditions de travail, les relations de travail, l’organisation du travail et le contenu du travail, qui sont les normes proposées par l’Agence nationale de l’amélioration des conditions de travail, Moha évalue le ressenti des équipes. « Cela permet d’identifier les sources de risques éventuels. Mais ce n’est pas tout, précise Quentin Ryckewaert. Si l’item relations de travail obtient un mauvais score, nous accompagnons l’entreprise dans la mise en place de plans d’action. »

Agir en amont plutôt que d’éteindre l’incendie

Ateliers, formations… Moha collabore avec des psychologues, des médecins ou des coachs pour proposer un accompagnement collectif et sur-mesure aux entreprises clientes. « On a assisté à une vague de wellness-washing dont il faut sortir, estime Valentin Commarteau. Une entreprise qui parle de bien-être sans agir concrètement n’a aucun impact. »

À terme, une appli pour évaluer sa santé

Moha ne compte pas s’arrêter là. Les cofondateurs ont pour projet de (re-)développer Toha, une application mobile pour que chaque individu puisse évaluer lui-même sa santé, et disposer d’outils et de conseils pour l’améliorer. En l’état actuel, l’application mise à disposition des entreprises, qui peuvent la proposer à leurs salariés. L’ambition des deux cofondateurs est d’en faire un levier complémentaire de la plateforme, en ajoutant un degré d’accompagnement plus personnel des individus. « L’idée est de respecter la vie privée des salariés. Notre plateforme permet aux entreprises d’évaluer une situation globale. Mais un collaborateur n’aura peut-être pas envie de parler de ses difficultés psychologiques à son manager, par exemple. L’application vient pallier cette zone de flottement, et doit permettre à chacun d’aller mieux », conclut Quentin Ryckewaert.

Mélanie Roosen & Géraldine Russell

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